La Passion du Christ

Titre original :

The Passion of the Christ
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Synopsis

Les douze dernières heures de la passion du Christ. Rendu au Mont des Oliviers, Jésus prie après avoir partagé un dernier repas avec ses apôtres. Il résiste maintenant aux tentations de Satan. Trahi par Judas, Jésus est arrêté et emmené à Jérusalem, où les chefs des Pharisiens l'accusent de blasphème et lui font un procès qui a pour issue sa condamnation à mort...

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Le regard du cinéphile

On peut considérer que le film est très américain et qu’il y a une certaine complaisance dans la cruauté. Néanmoins, quand on sait que tout est parfaitement renseigné, on peut vivre cette œuvre comme une contemplation du sacrifice de la croix au même titre que le retable d’Issenheim ou autres peintures de la Passion. Ce film devient alors un lieu de prière et de conversion. - Sabine de la Moissonnière, Éduquer par le cinéma, 2023

Toute œuvre d’art est l’expression de la sensibilité d’un artiste, et nul n’a le droit de lui reprocher d’avoir adopté tel ou tel point de vue artistique. Comme nul n’est obligé de se reconnaître dans sa manière d’aborder la réalité, surtout lorsque celle-ci est de nature spirituelle. D’autant que chaque chrétien s’est probablement fait sa propre représentation du Christ et de sa Passion. Cependant, ce qui frappe avec ce très beau film, c’est qu’il est le fruit d’une profonde méditation de son réalisateur sur les souffrances du Christ, souffrances occasionnées par nos péchés et, en particulier, par ceux du réalisateur – c’est ce qu’il n’a cessé de répéter et c’est ce qui l’a conduit à utiliser sa propre main pour enfoncer les clous dans les mains du Christ. Quant aux accusations d’antisémitisme, elles sont purement gratuites. Le réalisateur a d’ailleurs répondu franchement en affirmant qu’il considérait l’antisémitisme comme un péché. De plus, force est de constater que, dans l’entourage du Christ, tout le monde est juif, les bons comme les méchants.

On aurait tort également de s’arrêter aux scènes d’extrême violence – même si le fait d’être prévenu en atténue quelque peu l’impact. Mel Gibson ne se contente pas de mettre en scène les souffrances du Seigneur, il va plus loin, reliant certaines images à d’autres de Sa vie et de Sa prédication. C’est ainsi qu’on voit le Christ enfant, avec la Vierge ; qu’on assiste à la Cène, au lavement des pieds ; à l’épisode de la femme adultère, etc.

Comme on peut s’en douter, il y a des aspects très hollywoodiens et inutiles, ainsi qu’une musique parfois envahissante, mais il y a aussi quelques trouvailles bienvenues. Dès le jardin des Oliviers, le Christ est harcelé par le Diable, une sorte d’être androgyne, aussi séduisant qu’inquiétant, qui va Le suivre pendant toute sa Passion. C’est ce dernier qui est le véritable ennemi du Christ, auquel il dispute l’humanité. Bien sûr, c’est assez elliptique – surtout la scène finale de la Résurrection – pour qui n’est pas chrétien ou n’a pas une grande connaissance des Évangiles, mais la force – et la grande beauté – des images est telle qu’elle provoque une profonde émotion et invite le spectateur à la prière.

Dans cette débauche de violences – mais n’est-ce pas ainsi que cela s’est passé ? –, on retient la très belle figure de Marie – magnifiquement interprétée par Maia Morgenstern –, accompagnant son Fils dans son supplice, et le regard plein de douceur et de miséricorde de Celui-ci, chaque fois qu’il se pose sur quelqu’un. Voir de manière aussi réaliste que ce sont nos péchés qui se sont transformés en crachats, en coups de fouet ou de pieds, est un puissant moyen de méditer et de prier, en cette montée vers Pâques. Cependant, il est vraisemblable que certains spectateurs ne pourront pas entrer dans cette œuvre si personnelle et si brutale, mais magnifique, qui rappelle aux croyants à quel prix ils ont été rachetés et de quel amour ils sont passionnément aimés. Pourtant, si l’on ne voit pas cette dimension théologique ou philosophique du film, il risque de ne rester que la violence du drame. -

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Prix et Récompenses :

Prix de la Liberté d’expression — National Board of Review, 2004
Prix du public du film dramatique préféré — People's Choice Awards, 2005
Prix Satellite du meilleur réalisateur — Mel Gibson, 2005
Prix de la meilleure actrice — Maia Morgenstern, EMMA Awards, 2004
Prix du meilleur montage sonore — musique — Golden Reel Awards, 2005
Prix ASCAP des meilleurs films au box-office — John Debney, 2005
Prix du producteur hollywoodien de l’année — Hollywood Film Awards, 2004
Prix GMA Dove de l’album instrumental de l’année — bande originale du film, 2005
Aigle d’or du meilleur film étranger — 2005
Prix Épiphanie du film le plus inspirant — Movieguide Awards, 2005
Prix Grace de l’interprétation la plus inspirante au cinéma — Jim Caviezel, 2005
Prix EMMA de la meilleure production cinématographique — 2004
Grand Prix — Festival du film Golden Knight, 2004
Prix du meilleur acteur — Hristo Shopov, Festival du film Golden Knight, 2004
Film de l’année — Christian WYSIWYG Film Festival, 2004
Prix Capri de la musique — Dolores O’Riordan, Capri Hollywood, 2004
Prix Capri Exploit — Luca Lionello, Capri Hollywood, 2004
Prix Capri Umberto Tirelli — Maurizio Millenotti, Capri Hollywood, 2004
Prix Capri de l’actrice — Claudia Gerini, Capri Hollywood, 2004
Prix Capri du film de l’année — Mel Gibson, Capri Hollywood, 2004
Prix du meilleur film — Ischia Film Festival, 2004
Prix du meilleur film étranger — Golden Eagle Awards, Russie, 2005
Prix du meilleur maquillage — Italian Online Movie Awards, 2005
Prix du meilleur maquillage et coiffure — International Online Cinema Awards, 2005
Deuxième place — meilleur film en langue étrangère — Awards Circuit Community Awards, 2004
Prix de la meilleure production — Ethnic Multicultural Media Awards, 2004
Prix du meilleur acteur — Golden Knight Film Festival, pour Hristo Shopov, 2004
Prix du film de l’année — Christian WYSIWYG Film Festival, 2004
Prix Capri de la musique — Dolores O’Riordan, 2004
Prix du film étranger — Ischia Film Festival, 2004
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