Sound of Freedom

Titre original :

Sound of Freedom
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Synopsis

Un thriller basé sur l'incroyable histoire vraie d'un ancien agent fédéral américain qui se lance dans une opération de sauvetage au péril de sa vie, pour libérer des centaines d'enfants prisonniers de trafiquants sexuels.

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Le regard du cinéphile

Comment ne pas être touché par l’exemple admirablement vertueux d’un homme qui joint le courage à la persévérance, la justice à la bonté, le don de soi à la vulnérabilité ? Comment ne pas se réjouir qu'à force de persévérance, le témoignage de Tim Ballard devant le Congrès des États-Unis ait abouti à l’adoption de lois exigeant que le gouvernement coopère avec les pays étrangers dans les enquêtes sur le trafic sexuel d’enfants (et d’adultes) ? Comment ne pas saluer l’exploit de se refuser à tout voyeurisme sans pour autant euphémiser la violence ? C’est ainsi que le réalisateur a su susciter le trouble et la gêne seulement en montrant un enfant assis au bord d’un lit d’hôtel, alors qu’un adulte prédateur s’approche de lui, en ébauchant le geste de se dévêtir.

Pascal Ide

« Les enfants de Dieu ne sont pas faits pour être vendus. » Inspiré de faits réels, Sound of Freedom raconte le travail de Tim Ballard, ancien agent du ministère américain de la Sécurité intérieure affecté à la lutte contre la pédocriminalité. Constatant le nombre grandissant de jeunes victimes, Ballard quitte son emploi pour fonder l’ONG Operation Underground Railroad (OUR) et consacre sa vie à la lutte contre le trafic d’enfants. Le film est fondé sur le sauvetage de Miguel, 7 ans, et de sa sœur Rocio, 11 ans, enlevés au Honduras et transformés en esclaves sexuels. Cette traque va conduire Ballard au Mexique mais surtout en Colombie, où le trafic de drogue n’est pas la seule source de revenus des mafias locales… Pour cela, il reçoit l’aide d’anciens agents gouvernementaux, d’un narcotrafiquant repenti et de Glenn Beck, entrepreneur et commentateur politique, qui a financé la première opération de sauvetage en Colombie.

Sound of Freedom raconte aussi l’opération Triple Take, qui a permis d’arrêter trois gros trafiquants d’êtres humains et de sauver 123 survivants, dont 55 mineurs Le rôle de Tim Ballard est interprété par Jim Caviezel, connu notamment pour avoir incarné Jésus dans La Passion du Christ (2004), de Mel Gibson. Ce film, dit-il, est « d’intérêt général ». Sound of Freedom a pourtant essuyé des critiques, d’autant plus fortes que Ballard est proche des milieux conservateurs américains. Accusés d’avoir fait une œuvre militante, les réalisateurs, Alejandro Monteverde et Rod Barr, ont rejeté cette allégation : « Ce n’est pas une question de droite ou de gauche. Il s’agit d’une question fondamentale de droits de l’homme, qui nous touche au plus profond de nous-mêmes en tant qu’êtres humains. » « Comme pour tout film “basé sur une histoire vraie”, des questions ont été soulevées quant à l’exactitude de la représentation du vrai Ballard, dont l’organisation Operation Underground Railroad affirme avoir sauvé des centaines de victimes à ce jour, explique le Los Angeles Time. Il n’en reste pas moins que Sound of Freedom aborde un sujet brutal mais peu controversé : tout le monde s’accorde à dire que l’exploitation des enfants est un crime horrible auquel il faut mettre un terme. »

La traite d’enfants rapporte chaque année 150 milliards de dollars aux trafiquants. Rien qu’en France, le nombre de mineurs victimes de violences sexuelles enregistré par les forces de l’ordre était proche de 40 000 en 2020. Un chiffre malheureusement en deçà de la réalité : bon nombre des abus sur es mineurs ne sont pas rapportés. Toujours en France, toutes les 12 minutes, un enfant disparaît – des fugues dans 95 % des cas. Mais ce sont surtout ces enfants qui risquent d’être victimes de prédateurs sexuels. Si le film traite d’un sujet grave et particulièrement éprouvant, les réalisateurs ont évité de céder au sensationnalisme. Le jeu des acteurs, souvent émouvants, permet de surmonter l’horreur de cette traite. Sound of Freedom est une très belle réalisation d’Alejandro Monteverde. Ses qualités ont permis à ce film d’utilité publique d’atteindre la dixième place du box-office américain, cette année. Un succès mérité.

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Avertissement de contenu

Ce film présente des séquences violentes susceptibles de choquer certains spectateurs.
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Prix et Récompenses :

Couronne d’or du meilleur long métrage sorti en salles — Prix de la Couronne de l’ICVM, 2023
Prix de la Couronne du meilleur film — Prix de la Couronne de l’ICVM, 2023
Prix du meilleur film américain — Prix Septimius, 2023
Prix du meilleur acteur dans une production internationale — Union espagnole des acteurs, 2024, pour Javier Godino
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