Faustine, apôtre de la Miséricorde

Titre original :

Milosc i milosierdzie
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Synopsis

Dans les années 1930, sœur Faustine reçoit des révélations privées au cours de nombreuses apparitions du Christ. Ce dernier la charge de diffuser au monde entier le message de sa Miséricorde Divine, une mission que poursuivra le Père Michel Sopocko, son confesseur, après la mort de Faustine.

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Le regard du cinéphile

Malgré des images parfois « kitsch », ce docu-fiction balaie non seulement la vie de sainte Faustine mais aussi la naissance de la dévotion à la Divine Miséricorde et les difficultés rencontrées jusqu’à aujourd'hui pour sa reconnaissance à travers le monde. La partie documen taire, très complète, offre ainsi une vision globale sur la façon dont l'Église et les croyants ont accueilli ce message, après la mort de la sainte le 5 octobre 1938. Le film se fonde entre autres sur la correspondance récemment découverte entre le Père Sopoćko et Sœur Faustine elle-même. Ces archives confirment non seulement l'authenticité des révélations, mais viennent aussi mettre en lumière le rôle prépondérant du confesseur, aujourd'hui bienheureux. C'est grâce à l’intuition du prêtre que Faustine rédige le Petit Journal, et c'est avec son aide que le premier tableau de Jésus Miséricordieux fut réalisé – non sans difficultés – à Vilnius, par le peintre Kazimirowski en 1934. Un long passage est d'ailleurs accordé à l'analyse de l'œuvre et à ses points de convergence surprenants avec le Saint Suaire.

Après le décès de Faustine, le Père Sopoćko fut le principal ambassadeur de son message. Il travailla entre autres à la diffusion du chapelet de la Miséricorde Divine, ainsi qu’à la fondation de la congrégation des Sœurs de Jésus Miséricordieux. Pendant la Seconde Guerre mondiale, en ce temps où les hommes avaient tant besoin d'un message d'espérance, le culte connaît un véritable succès et se propage jusqu'aux États-Unis. Suspension du culte pendant 19 ans. La diffusion du message du Christ ne fut pourtant pas sans combat pour le Père Sopoćko, puisqu'en 1959, une interdiction promulguée par le Saint Siège stoppa l'élan dévot qui venait de naître et interdit la vénération des images du Christ Miséricordieux. Mais cette suspension du culte, pendant 19 ans, ne fut pas sans fruit puisqu'elle permit l'ouverture du procès diocésain sur la vie et les vertus de Sœur Faustine. Le rôle majeur du pape Jean-Paul II dans la propagation du culte de la Divine Miséricorde est particulièrement mis en avant. Le 30 avril 2000, jour de la canonisation de Sœur Faustine, à Rome, le pape polonais institue par la même occasion la fête de la Divine Miséricorde, soit 70 ans après que Jésus en ait fait la demande à Faustine. Aujourd’hui, ce message universel de confiance en la personne du Christ et en l’infinie Miséricorde du Père, résonne spécialement dans cette période de trouble mondial.

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Prix et Récompenses :

Grand Prix — Festival polonais « Losy Polaków », Varsovie, 2019
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